L’intégration régionale, la clé pour une union africaine forte

L’intégration régionale, la clé pour une union africaine forte

  • 20 septembre 2019

Si le Maroc a relevé de défi de son intégration en Afrique, la région du Maghreb reste loin de réussir ce processus et ce pour différentes raisons. Mais, pour renforcer sa présence sur la scène internationale, atteindre un rythme élevé de croissance et donc répondre aux besoins de sa population, l’Afrique se doit s’unir pour avancer plus rapidement. Mais alors pourquoi les pays de Maghreb n’arrivent-ils pas à franchir le pas et à réussir leur intégration dans le continent ? Pour répondre à cette question, le groupe «Maroc diplomatique» a organisé, ce jeudi 19 septembre, la première conférence de son cycle «MD talks», sur le thème : Intégration Régionale en Afrique : Le Maghreb entre guerre impossible et paix introuvable.  

Intervenant à la cérémonie d’ouverture de cette conférence, Charles Saint-Prot, DG de l’Observatoire d’Etudes Géopolitiques (OEG), tout en rappelant l’importance d’avoir donné naissance, sous l’impulsion du Maroc, à l’Union du Maghreb arabe, s’est directement attaqué aux raisons qui bloquent le développement de cette union. « L’influence très limitée de l’UMA est dû au fait de la mauvaise volonté du régime algérien qui, d’une part, a créé de toute pièce le conflit sur le Sahara marocain, et de l’autre n’a jamais voulu d’une intégration économique qui aurait inévitablement conduit à mettre fin au système de corruption et d’inefficacité », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’aujourd’hui, cette inertie est d’autant plus déplorable que tous devrait conduire à une large coopération entre les pays qui sont complémentaires.

Difficile à mettre en marche, cette non-intégration régionale impacte directement l’activité économique des pays. « Le coût du non-Maghreb est donc exorbitant, tant du point de vue économique et social et surtout d’un point de vue politique », insiste-t-il.

L’absence d’une union maghrébine empêche en effet le développement des échanges de biens, de services, de capitaux, ainsi que la circulation des ressources humaines.  

Le Maghreb reste ainsi le seul groupement au Monde qui ne connait pas de constructions régionales, le commerce intra-maghrébin est insignifiant avec moins de 3% des échange. Le Maghrib perd chaque année 2, 5 points de PIB chaque année, il perd également 22.000 emplois par an. C’est dire les opportunités que le Maghreb est en train de rater pour permettre au continent de se mettre sur la voie du développement.  

Source: lematin.ma

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